Une année 2023 mitigée…

Le Real Madrid qui soulève la Copa del Rey en mai 2023
Le Real Madrid soulevant la Copa del Rey 2023. Crédits : Compte Twitter @realmadrid
Ce mercredi 17 mai 2023, le Real Madrid a subi l’une de ses pires débâcles sur la scène européenne. Un naufrage, une humiliation, un effondrement, une déroute… Les termes manquent pour qualifier la défaite historique que le club le plus titré de la Ligue des Champions a vécue contre cette équipe de Manchester City.
 

La Ligue des Champions, gilet de sauvetage devenu boulet.

Pour ne pas réagir de manière précipitée et dans la vive colère de l’instant, il fallait attendre au moins le lendemain pour écrire ces lignes. On dit souvent que « la nuit porte conseil », mais cette fois-ci elle n’a fait que consolider de multiples constats amers… En tant que madridista, la lucidité et l’honnêteté exigent de dresser un bilan de cette soirée cauchemardesque. D’autant plus qu’elle illustre une année 2023 très amère à Madrid.
 

L’heure est aux constats

Premièrement, il semble indéniable que Carlo Ancelotti est le premier responsable. C’est l’entraîneur qui mène la danse, c’est le coach qui transmet les instructions nécessaires à ses hommes, c’est lui qui doit construire un véritable plan de jeu. Le constat se révèle implacable : l’équipe paraissait déboussolée, sans aucun repère, et sans la moindre stratégie. Pire encore, c’est comme si les spectateurs assistaient à une rencontre opposant des U15 face à une équipe professionnelle. À l’opposé, l’antinomie la plus totale, un tacticien répondant du nom de Pep Guardiola qui a construit brique par brique un collectif pratiquant le football le plus lumineux. Le contraste entre un simple « meneur d’hommes » comptant sur les miracles de ses joueurs et un maître dans l’art du ballon rond est saisissant. C’est simple, l’Italien a reçu une véritable leçon de l’Espagnol. Bien entendu, les joueurs de Manchester City sont au sommet de leur art depuis plusieurs mois, mais la défaite serait acceptable si nous avions montré un semblant d’opposition.
Dès lors, le club devra tirer les leçons qui s’imposent de cette misérable prestation. Ce n’est naturellement pas à la hauteur du « meilleur club du monde ». Donnons les clés et le temps nécessaire à un tacticien. Rome ne s’est pas construite en un jour, il en sera de même pour bâtir une équipe moins prévisible et qui mettra en œuvre des idées de jeu novatrices. Compter constamment sur la « magie du Bernabéu » et sur la « force du madridismo » ne constituent pas une tactique de jeu, pardon de vous l’apprendre M. Ancelotti.
 

Tous coupables, ou presque

 
Dans un second temps, puisque l’entraîneur n’est pas l’unique condamnable, et que ce sont bien les joueurs qui sont en action sur le terrain, il faut également discuter de la performance de l’effectif. Le premier constat évident : seul Thibaut Courtois s’est montré irréprochable et à la hauteur de l’événement. Sans ses arrêts extraordinaires, nous aurions pu encaisser deux ou trois buts supplémentaires. Au moins, notre gardien est exempt de tout reproche.
Pour le reste, tout est à jeter, rien n’est à conserver. Nous sentons bien que le glorieux cycle qui nous a permis de vivre l’épopée historique des trois Ligues des Champions consécutives touche à sa fin. Nous nous sommes déjà séparés – non sans peine – de Cristiano, de Ramos, de Marcelo, de Casemiro, d’Isco ou de Bale. Malheureusement, il saute aux yeux que le cycle va définitivement se conclure avec d’autres piliers de notre équipe qui ne sont plus au rendez-vous… La magie ne peut être éternelle. Hier soir, nos tauliers Luka Modrić, Karim Benzema, Toni Kroos ou Dani Carvajal ont été tout simplement dépassés. Le football moderne va trop vite, beaucoup trop vite. Du sang neuf s’avère nécessaire, même si la reconnaissance est évidemment infinie pour nos légendes.
 

On ne parle pas d’âge…

 
Pour conclure, puisque ce n’est pas qu’une question d’âge, nos jeunes joueurs ont été tout aussi largués. À la surprise générale, les pépites brésiliennes Vinicius et Rodrygo ont brillé par leur invisibilité et leur inutilité. Pour ne rien arranger, Valverde, Militão et (même !) Camavinga ont rendu une copie blanche. Absolument personne n’a été au niveau du tsunami qui s’abattait sur nous. L’impression que nous jouions à 8 contre 16.
L’évidence se dessine : au-delà du coach qui s’assoit sur notre banc – beaucoup a été dit à son sujet – l’effectif est à renouveler. Cela dure depuis des années… Nous jouons sans aucun concurrent à Carvajal au poste de latéral droit, sans remplaçant de haut niveau à Benzema au poste de buteur, nous avons un tel manque au poste de latéral gauche que nous créons une grande frustration chez Camavinga en lui attribuant ce rôle qui ne lui convient pas… Sans évoquer de nouveau notre milieu de terrain vieillissant et notre aile droite occupée par un Rodrygo qui préfère œuvrer au cœur du jeu.
Bref, tout semble à reconstruire, ou presque. Le chantier est immense, le défi est gigantesque mais nous sommes le Real Madrid et pour nous rien n’est impossible.
Quoi qu’il arrive, hasta siempre, Hala Madrid y nada mas. 🤍

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